"Don't read my diary when I'm gone"Son journal commence et déjà on est mal à l'aise.
Puisque que sort le premier DVD livre de Nirvana, replongeons nous dans le journal du chanteur. Et tout au long de la lecture, on ressent un profond malaise.
On devient voyeur. Voyeur de l'humeur du bonhomme. On n'arrive pas à être complice. Il ne cherche pas à partager mais à se libérer d'un poids.
Grosso modo, on en sort éprouvé mais sans avoir rien appris.
Si, quelques détails insignifiants comme le fait que Cobain a gagné 5m$ en 93. Il est donc mort malheureux mais riche. On apprend aussi qu'il a tenté de se suicider à Rome quelques jours avant d'y arriver. Enfin, devrait-on dire.
Mais je ne suis pas un voyeur. Et savoir qu'il a vomi à la fin de tel ou tel concert juste avant de rouler une pelle à Iggy Pop ne m'intéresse pas, voire ne change pas l'image que je peux avoir de Cobain.
Lire les interminables et récurrentes play-list ou listes est lassant. On y retrouve sans surprise du Pixies, Stooges, Sex Pistols ou PIL. étonnement pas de George Michael Jackson
Le mal-être, on le connaît et malheureusement, il ne l'explique pas dans son journal. On en devine quelques racines mais rien d'insurmontable.
On suit donc le vieillissement normal d'un être qui a lancé une machine trop lourde à suivre.Mais il ne veut pas lâcher son enfant et meurt dans ses bras sur un dernier baroud d'honneur In Utero dont il est très fier.
Indispensable à lire pour tout élève rock.
Important à lire pour tout fan de Nirvana.
Dispensable pour tout autre.















