vendredi 30 mars 2007

Cold War Kids - Robbers and cowards

Nous sommes tous des enfants de la guerre froide.
Mais nous ne l'exprimons pas tous aussi bien.

Les Cold War Kids reprennent la prestation là où Jeff Buckley l'a laissée.
A cette affirmation, j'entends déjà quelques intégristes préparer les insultes.
Et pourtant.

Alors que l'Angleterre ne produit plus que des groupes qui jouent vite (et parfois bien) sautillant dans tous les coins avec des refrains qui prennent la tête (souvent dans le bon sens du terme), nous devons nous exiler pour retrouver un peu de fraîcheur.
Et c'est du côté de l'Amérique ensoleillée (CSS ou The Shins) mais surtout du Nord que nous parviennent les meilleures surprises. Des Clap Your Hands And Say Yeah à Arcade Fire en passant par les Antony, Cocorosie et autres troubadours.

Seul Pete et ses Babyshambles défend avec brio l'Union Jacks.

Et dernière perle, car s'en est une, venue de l'autre côté : Les Cold War Kids.

Et je me plais à écouter Hair down et à me croire au Sin-é avant son pote Jeff. Certes la voix n'a pas le volume de ce dernier, mais on y retrouve la même rage froide et souvent contenue. L'élève rejoint le maître avec Robbers, une balade triste.
Quelques possibles tubes (aka "qui sont susceptibles de passer en radio") parsèment ce disque et ce ne sera pas pour nous déplaire.
Je pense à Passing the hat, Hang me up to dry ou We used to vacation.
Sur Saint John, les Cold War Kids vont guincher avec les White Stripes d'Elephant. On se rapproche plus d'un mélange Blues-Rock.

Voilà une envolée parfaite qui ne jurera pas entre ces deux grands disques que sont Grace de Jeff Buckley et Elephant des White Stripes.


Un disque qui demande du temps qu'on lui accordera remords.
Voilà les Arcade Fire en bonne compagnie en ce début d'année.


Leur MySpace
Leur site officiel

Remarque : en téléchargement LEGAL ET GRATUIT sur leur site, vous trouverez le premier disque de ces prometteurs rockeurs, le six titres Benefit at the District. C'est accoustique, la qualité n'est pas excellente, la production innexistante et globalement cela ressemble à un brouillon de Robbers and cowards. Mais on y décelle déjà les influences citées dans ce petit article. Alors allez le charger mais achetez d'abord Robbers and cowards.

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