
Avoir du cash ne suffit pas à faire un bon film.Bien sûr Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon sont parfaits. Mais deux acteurs qui endossent bien leur rôle ne fait pas un film.
L'histoire de Johnny Cash n'a rien d'exceptionnel sauf pour Hollywood peut-être : un père alcoolique, un frère qui meurt dans ses bras, de la drogue à plus savoir qu'en faire, des filles et une success story à l'Américaine. Et pour couronner le tout, et en ces temps protectionnistes aux Etats-Unis, c'est important, une fidélité de 30 ans à sa deuxième femme June qui meurt quelques semaines après lui.
Rien que d'en parler, j'en ai la larme à l'oeil.
Cela aurait pu être un bon film, mais il se trouve que ce n'est qu'un mélo de plus avec de belles couleurs mais peu de cinéma.
Un mélange entre documentaire et fiction à la gloire de la réussite et de la volonté. Je n'ai rien contre ces valeurs, mais là ça dépasse les bornes de pathos.
Pour réussir un film sur Johnny Cash, qui grosso modo n'intéresse que les Américains et quelques musiciens dont je ne suis pas, il aurait fallu être à la hauteur du personnage. Il aurait fallu des images salles, de la sueur, du son. Quitte a finir sur un champ de fleurs bleues. Nous n'avons rien de tout cela.
D'où mon incompréhension devant les critiques autres qu'américaines qui pour la plupart ont encensé ce film médiocre.
Etre à la hauteur, c'est faire comme Jean-Luc Godard filmant les "Rolling Stones Sympathy for the devil / One+One" pendant les sessions d'enregistrement ou Michael Winterbottom dans son docu déjanté sur Madchester "24 hour party people".
Là chapeau bas. Mais je reviendrai sur ces deux films une autre fois.
La fiche du film

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